mardi 10 octobre 2017

flot






ce qui si simplement s'instaure
dans le silence de nos mains
lorsque nos yeux murmurent
tu me brûles et je t'agape
ce qui s'écroule et s'enroule
entre les nœuds des hamacs
dans ces bateaux qui tanguent
un tango qui n'est pas cap'
de mener la barque
ni de casser la baraque
ce qui si simplement s'instaure










La tête sous l'eau




J'entends mieux
















dimanche 13 août 2017

le jeu des nuages et de la pluie








et pour mon plaisir je te sens
j'outrepasse mon droit
je prends ce qui n'est pas pour moi
je le bois l'absorbe le respire
seule une infime portion de ce qui est vécu reste
il faut chasser combattre dompter compter
et sous la surface
répondre au signal
enclencher les mutations
il faut un soleil plus haut
un esprit plus droit
une forêt intérieure
une flore
une quête permanente
de lumière











mercredi 9 août 2017

lundi 24 juillet 2017

Dire des bêtises



(Entrer dans la forêt mouillée 
glisser dans les sentiers boueux
animale,
demander de l'aide à mon chien
tire moi de là, tire moi)








Et penser à expliquer à ma toute petite 
que parfois les rires et les larmes sont si puissants 
qu'ils peuvent faire peur
alors on les fragmente en  morceaux
- sanglots pour la peine
éclats de rire pour la joie -
pour qu'ils soient plus petits
plus faciles à montrer
plus légers à porter

les empêcher de nous couper
en retombant
(doux comme de la neige 
ou de la pluie
ou des pétales de cerisier)

et dire des bêtises pour les cacher



*



samedi 22 juillet 2017

Elle lui






Elle lui c'était il y a longtemps
deux graines jetées au vent
deux mélanges improbables
deux brouillons de l'histoire 
aussi différents que possible
elle hurlait de rire
il se pinçait pour pas
lui blond et bleu
elle châtaigne et doré 
elle dévorait
il se retenait
elle débordait
il se contenait
elle chantait
il taisait

mais ils l'avaient aimé
l'autre, le même

et il ne lui avait pas pardonné





*

mercredi 5 juillet 2017

Nocturne







la nuit est une tragédie opaque et trouée
y gisent des poupées palotes démembrées 
s'y tapissent les longues lames abandonnées des bouchers

la nuit vagit comme un opéra furieux
y éclatent les gifles froides des vagues contre les rochers
les griffes des viols dans les lits conjugués aux parquets

la nuit geint et se tort 
entre dans les corps
sous couvert de bois et de braise

la nuit on prépare les morts
on les emballe on les étiquette
et pour les oublier on s'endort en chien de fusil

la nocturne nous envahit 
nous couverture nous drape
met le paquet dans nos rêves
qu'on a trahis