Il a enroulé son bras autour de mon ventre
Je sentais son cœur battre à travers mes côtes
Sans dessus ni dessous
François s'est endormi dans mon cou
Il a enroulé son bras autour de mon ventre
Je sentais son cœur battre à travers mes côtes
Sans dessus ni dessous
François s'est endormi dans mon cou
Là sur mon front
pose ta main
comme si ta main
était ma main.
Serre-moi fort
comme à la mort
comme si ma vie
était ta vie.
Et aime-moi
comme à bonheur
comme si mon cœur
était ton cœur.
Attila Jozsef - Mai/juin 1928 - traduit du hongrois par
Francis Combes
16 novembre 2012 VDI
Et je m'en fous bien si ses ailes sont trop grandes
S'il monte si haut que le vertige me prend
Que nos jambes nous trahissent et s'emmêlent sans qu'on n'y prenne garde
Alors que tout le monde nous regarde
Je m'en fous bien que son monde soit si beau
Que pour le décrire je ne trouve pas de mots
S'il n'y en a aucun il me donnera la main où s'accroche parfois le carnet bleu
S'y nichera une fleur musicale
Un désert de verdure pâle
Dont je serai l'animale parure
8 décembre 2012 VDI
Mes yeux se ferment même lorsqu'ils sont ouverts
mes yeux sont ouverts, même lorsqu'ils sont fermés
Les questions remontent à la surface comme des cadavres gonflés d'eau cherchant la lumière
Oubliant le repos
Comment savoir d'où l'on vient et où on va ?
Qui suis-je pour dire qui je suis ?
La vie nous secoue
J'ai voulu les larmes de joie plus fortes que le chagrin
On ne peut farder la pluie
« Nous ne pouvons découvrir qu’en autrui comment dispose de nous l’exubérance légère des choses. A peine saisissons-nous la vanité de notre opposition que nous sommes emportés par le
mouvement ; il suffit que nous cessions de nous opposer, nous communiquons avec le monde illimité des rieurs. Mais nous communiquons sans angoisse, pleins de joie, imaginant ne pas donner priseUn homme court vers moi à grandes enjambées
Je me retourne (sur mon passé)
Puis je me tourne (vers l'avant)
Le coureur a disparu
Peut-être a-t-il pris un autre chemin
Peut-être a-t-il fait demi-tour
Parfois des gens courent vers vous
Puis disparaissent
On ne sait pas où ils vont