L'orage est passé
Les dessins à la craie se sont effacés
Il faudra revenir, et recommencer
L'orage est passé
Les dessins à la craie se sont effacés
Il faudra revenir, et recommencer
Tout ce qui me coutait ne me coûte plus
Tout ce qui me rebutait ne me rebute plus
Cette marmite au fond brûlé je la laverai
Cette litière de chat je la changerai sans rechigner
Dans le temps imparti, point de trivialité
Tout est égal
Tous les évènements et les non évènements s'alignent sur une liste
Très longue, si longue qu'elle parait infinie, juste
Elle ne l'est pas
Les corvées, les devoirs, les contraintes de toutes sortes
S'alignent comme des obstacles à franchir, l'un après l'autre
Les planètes aussi parfois, s'alignent
Il faut avancer face au vent qui renvoie l'expiration vers l'intérieur
A l'intérieur ça souffle et ça s'essouffle
Fort
C'est le for intérieur dans les murailles duquel
Les boulets s'enfoncent et restent fichés
Cicatrisent
Et au final s'intègrent
C'est la croix sur laquelle le sang a séché
les veines du bois dans lesquelles le sang a coulé
La croix finit en clôture, en poteau, en pâture, en poussière
Comme celui qui l'a portée et qu'elle a porté
Martyrs à la chaîne eux aussi réduits en poussière
Retournés.
Tout cela c'était avant.