Tu étais toujours étonné lorsque les choses se mettaient en place
Quand ça faisait comme des traces de pas dans le sable mouillé
Où chacun de nos pieds miraculeusement se lovait
Je t'ai vu alors à l'abri de nos mensonges
A l'abri de la sécheresse des arbres
Protégé de la balistique du temps
En vain je te prévenais te montrant du doigt mes failles
Possible alors que tout ait été remis en question
Dessinant d'incontournables virages
Puisant d'inévitables reproches
Le corps cinglé d'étreintes
Etroites feintes alcoolisées de rage
Déchirantes de lumière
Creusée dans l'ombre intime des nuits froides